Dans mes yeux

et si vous aviez une phrase à lancer
dans les airs ou sur un bout de papier
pour oublier le gris et tout voir
en joyeux en ludique en lubrique
vous me diriez?

J’adore vos lèvres, toutes

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au matin dans mes yeux 42 millions de pixels
vos yeux bleus et des résidus de sommeil
sur moi vous prenez mes lèvres, toutes
sans aucun doute

 

Confidences d’un samedi soir

Ne pas savoir. En fait si. Le savoir trop bien. Tout faire pour s’en éloigner. La tenir de loin avec la plus longue des perches. La peine qu’on se donne pour tenir. Avoir un buzz à Je me dore. Reculer à Faites monter. Des mots, de la musique à ce point chavirent.  Tout ce que tu es. Mes bras mesurent la distance. Lucide, on peut toujours rêver, fantasmer, espérer. Tenir le coup. Repousser la folie. Celle que l’on enferme. Laisser le monde percer sa bulle. Un samedi soir devant l’ordinateur. 19:04. La voisine semble avoir troqué ses bottes pour une paire de talons aiguilles. Dans l’escalier elle tambourine. Le printemps se fait attendre dehors. En avoir assez. Et cette élection de merde. Boire Les Cranilles 2012 avec presque rien dans l’estomac assise sur un fil le dos au réel.

Les yeux des autres sont moins bleus que les tiens. Vous immobile et moi mobile. Dans vos bras j’orgasme.  Saisir ce que veux dire j’aimerais de nouveau avoir vingt ans. Et vous me demandez si je vous aime. En profiter tant qu’il est temps. Votre bouche manque la nostalgie embrasse. La bulle berce le buzz. Les espérances éloignent la folie. Aimer votre air juvénile, votre barbe châtaine, blonde parsemée.  Vous me plaisez.

Entre vos bras le temps se pose un grain à la fois sur le sable, à perte de vue, du chocolat au caramel croquant fond dans ma bouche.

Jouir. Vous parler de sexe plutôt que d’amour. Se sentir en vie, sur le bord de la corniche de l’école primaire, les pieds hésitent à sauter dans le vide. Mes yeux de huit années voient trente pieds de haut alors que mes pieds se posent trois pieds plus bas sur la roche. Les genoux fléchissent sous l’impact. La vie devant. Avant.

Avaler deux pointes de pizza, hier votre bite. Gourmande. Savoir ce que veux dire vivre l’instant présent lorsque la mort guette. Respirer le sexe. Vos mains sur mes seins dans le bain. Et vous me demandez si je vous aime. Bis.

Hier longtemps. Vous en moi. Nous sommes. Et si c’était de l’amour ou des moments volés. Des instants de vie qui éclairent. Mayday au show d’Émile hier. Mes yeux baignaient. Jusqu’au coeur la solitude transperce les lendemains.

Telle une seule phrase

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Du coq-à-l’âne happy Bashung toujours je me rabats telle une vague sur le sexe de mon amant à la place de l’oiseau à la fenêtre voyez la mer sous la lune bleue vous savez chéri la mer d’un bleu pissant écume efface recommence sur le plateau j’aime que vous y habitiez prêt à faire fi des convenances de la géographie des années dans Ville-Marie cinquantenaire j’aime mon lit quand vous y êtes explorateur de plaisirs je me rabats telle une lonesome cowgirl une Jane Birkin dans la trentaine des pamplemousses en prime un fusil entre les jambes vous redemandez un coup à la fois question d’oublier l’autre vie et ce foulard à votre cou vous fracassez le bonheur telle une vague impression sur ma peau.

 

à ras bord

I Will Thom inlassablement Kanye je fuis
aimer haïr en random oublier l’ennui
avec des vouvoiements un amant est nécessaire
vous posez cette question je réponds oui
d’un vous érotique un poil pornographique
A Wolf at The Door plutôt deux
jongler avec la vie la mienne
et vous et vous
il était une fois des orgasmes à tout prendre
ne pas choisir, prendre
si vous n’étiez pas là j’existerais
à courte paille une photo envoyée
dans un bain, jambes et mousse

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le premier qui répond étrangement ce n’est pas vous
se raconter des histoires quelques heures des années
jouir à ras bord avant de mourir

les petits papiers

un centimètre à la fois un désir gros comme ça
à l’oreille glisser monsieur voulez-vous jouer ?
The Carpenters dans les speakers Every shalalala, every wo o wo o
se reconnaître Eyes Wide Shut rien de faux un chat est un chat
bite relevé pubis taillé sur les yeux des loups
vingt-quatre heures de foudre au ventre
remercier Zuckerberg sur le bout des orteils
toute la tendresse du monde
autant de pluie sur les petits papiers
des fantasmes

ce ça

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il ne reste que ça
avant le rien
ce ça de vie
ce ça dressé
vivant droit
full désir
et tes yeux clairs
et ce ça
à sauter la clôture
le vertige fornique
sous le vouvoiement
sous la robe noire
comme cette photo
prise à Tokyo
et ça
ta main entre
mes cuisses
perdre pied
vaciller de ça
sur ce lit sur toi
me perdre amusée

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Un fantasme.  Baiser un lendemain d’orgasmes.  Manger le Tampopo réchauffé.
Et ce qui reste là.  Accrocher à mon coeur.  Creuser le monde.  Saisir l’extase.
Le mener par le bout de ta queue. Le garder ancré dans ma chatte.
Le faire attendre.  Impatient.  Gravir l’Everest.  L’Himalaya.
Le nord de la lune.  Mes fesses accolées au comptoir.
Ma cuisse sur ton jeans. Frotte.  Tu m’embrasses.
Là.  Avec un s ou sans s.  Nous sommes accros.
Des êtres imparfaits se mirent à nu.
Et tout ce que nos yeux voient.
Vibrer.  L’ennui dévasté.
Un moment.

joujou

avec des envies cochonnes de crème glacée sur le plancher des Cheetos
mille et une nuits sur mes paupières les mots filent la nouvelle
hier est loin à la vitesse de l’éclair aux vents les cheveux crient

hurle la solitude dans un 600 pieds carrés les non-sens sous les draps
perdre le nord dans tes bras mille et une jouissances
un bain chaud console tes bras réconfortent
sous influence maquillée à outrance
objet du plaisir aimer ça                    hard
l’écrire sans rougir se sentir en vie sexuel est le désir
perverse soirée tête première au ventre creuse des vices d’enfer
aux parfums de paradis de peaux moites et de sperme
je pluie joujou poupée sous ton sors ton petit cul
oublier tout le reste cette terre qui meurt et nous aussi